dimanche 16 décembre 2007

Une provision de thé et une bonne journée devant vous


Je n'ai jamais pensé être être particulièrement chauvine, mais il est vrai que j'avais ce livre depuis quelques temps dans ma pile de livres à lire. Je me méfie toujours un peu des best-sellers américains, où les trois premières pages du livre sont consacrées à l'apologie du livre, et où on y trouve toutes les critiques littéraires de tous les journaux américains encensant le livre. Après tout le marketing est un mot anglo-saxon, et dans ce domaine ils dépassent les Français de loin.
Soit, The Glass Castle de Jeannette Walls avait reçu avait reçu plusieurs prix, et soit les critiques disaient qu'une fois commencé, on ne pouvait plus lâcher le bouquin. Mais les mémoires sur l'enfance américaine, il en existe des étagères entière chez Borders et Barnes and Nobles, donc pourquoi celui-ci serait-il si bien?
Parce que l'écriture est drôle, simple et terriblement authentique. On suit les tribulations de la narratrice à travers l'errance de ses parents (notamment pour échapper aux créanciers) dans les lieux les plus improbables, et donc les conditions les plus inimaginables. On n'arrive à décider si les parents sont simplement incompétents, égoistes, idéalistes, ou juste perdus dans un monde où on ne laisse la place qu'aux gens qui rentrent dans un moule.
Et finalement je devrais travailler pour un journal américain, car moi aussi je n'ai pu interrompre ma lecture et l'ai fini en une journée. Déçue d'avoir fini, mais transportée par une si bonne lecture, et optimiste en voyant que finalement même si les cartes de la chance ne sont pas données à tout le monde à la naissance, il existe quand même des moyens de s'en sortir.
Le parcours de la narratrice m'a fait penser à celui de Ayaan Hirsi Ali dans Infidel. Des personnes qui, en dehors de toute opinion (politique...), se sont formées à la force du poignet et que l'on ne peut qu'admirer, et qui imposent une petite remise en question. Si eux qui n'avaient rien ont réussi à se contruire et à arriver si haut (dans leurs ambitions, pas dans l'échelle sociale), moi qui avais tout, qu'ai-je construit?

4 commentaires:

Laurent a dit…

Donc a découvrir ! Et puis rappelle toi que tu as au moins construit une partie de ta cuisine ;-)

Red Addict a dit…

je peux même te prêter le livre si tu es prêt à le lire en anglais!

Laurent a dit…

Qu'il est bon de rêver à mes talents linguistiques...

Red addict a dit…

c'est en forgeant qu'on devient forgeron!