J'ai enfin pu voir Jules et Jim, dont on parle tant. Je ne savais rien du sujet, n'aime pas Jeanne Moreau (c'est tout à fait irrationnel, mais je suis irrationnelle), et le peu de Truffaut (A Bout de souffle, Les 400 coups) que j'ai vu ne m'a pas passionné.
Le film est pour moi dans la lignée des deux autres, pas initéressant, pas désagréable, mais qui ne me touche pas. J'ai la sensation de rester extérieure au film. Je suppose que le personnage interprété par Jeanne Moreau devrait m'émouvoir parce qu'elle est perdue, mais je reste de glace. Il faut avouer que ce n'est guère objectif, et que je ne supporte pas les gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent, surtout en amour. Faire souffrir les autres, sous prétexte qu'on ne sait pas ce qu'on veut, je trouve ça facile, mais ce n'est que mon avis.
Pour en revenir au film, je dois dire que j'ai été agréablement surprise par la fin, qui rend le film moins miellieux à mon avis.
Je pense que les passions déclenchées par les films de François Truffaut sont quelque peu démesurées, mais je suppose que c'est à revoir dans le contexte. La Nouvelle Vague arrivait à une époque où ce courant était novateur comme son nom l'indique. Pour les générations actuelles (auxquelles j'appartiens), ela a perdu de sa puissance.
dimanche 25 mai 2008
Du Truffaut, fidèle à lui-même
vendredi 23 mai 2008
L'irlande revient sur la scène

There will be blood permit de remettre sur le devant de la scène Daniel Day-Lewis (jamais oublié pour les cinéphiles cependant). Je n'ai pas vu le film, le sujet ne me tentant guère, et qui dit buzz dit monde, et qui dit foule dit très peu pour moi.
The Boxer tient ses promesses. Daniel Day Lewis n'est pas particulièrement beau, mais il a un tel magnétisme et un tel charisme, que son personnage, bien que presque mutique, impose sa présence. Emily Watson ne faillit pas et lui donne la réplique avec brio.
Dès les premières images du film, le livre Mon traître, récemment paru, s'est imposé à moi. L'Irlande, et sa guerre civile, est au coeur de ses deux oeuvres. Les histoires bien que très différentes, sont finalement semblables par leurs thèmes: l'incompréhension, l'amour (ou amitié, qui pour moi peuvent se révéler aussi fort), la bêtise humaine. Les sons, bien plus que les images, qui peuvent faire défaut lors d'une lecture d'un roman, en l'occurence Mon traître, se retrouvent ici dans The Boxer. L'accent irlandais est rugueux, mais reflète la dureté de la vie.
Finalement, la découverte de cette merveille qu'est The Boxer vient à point, car la lecture de Mon traître fut une excellente introduction. Qui a dit que le cinéma viendrait concurrencer la littérature?
mercredi 21 mai 2008
Entre amour et amitié....

S'il est des pièces de théâtre mieux adaptées au cinéma qu'au théâtre (comme le Diner de Cons, dixit ceux qui l'ont vu au théâtre), la plupart restent (fort heureusement pour l'art qu'est le théâtre) meilleures sur scène. Dinner with Friends présente le problème comme pour la plupart des pièces filmées d'être un peu figées, l'action étant nécessairement limitée géographiquement.
L'attention du spectateur se portera donc sur les personnages, leur interprétation et la réflexion au coeur de la pièce, à savoir sur l'amitié et le couple.
Ce film, destiné à la télévision, met en scène deux couples (interprété par des acteurs que l'on retouve malheureusement souvent dans des seconds rôles) très amis. Leur relation entre eux, et au sein même de leur couple sera ébranlé lorsqu'un des deux annoncera leur séparation.
Si le texte et l'histoire n'ont rien de novateur ou de transcendant, ils permettent de remettre le spectateur face à des situtations malheureusement trop usuelles et à l'obliger à se reconnaître au moins partiellement dans l'un des personnages. Certes les quatre protagonistes sont quelques peu caricaturaux, mais en situation désespérée, l'être humain n'a-t-il pas tendance à agir de façon extrême?
mardi 20 mai 2008
Confirmation de talent
lundi 19 mai 2008
Scarlett Johnasson sauve la mise
Le livre était du même acabit que "Le diable s'habille en Prada", c'est-à-dire le livre idéal pour une soirée au coin du feu en hiver (ou sous la couette, cela dépend des possibilités offertes par votre logement). Le film n'échappe pas aux problèmes courants des adaptations issues de roman, l'humour cocasse vivant en littérature ayant souvent du mal à être transcrit en image.
Et pourtant, la réalisation faite d'un point de vue anthropologique n'est pas inintéressant. Mais surtout, une bonne actrice peut vous sauver un film. Scarlett Johansson réussit cet exploit, et on regrette simplement qu'elle n'ait pas trouver mieux cette fois pour prouver encore si besoin est son talent.
Sur ce, il va falloir que j'arrête de penser que les bons romans peuvent faire de bons films.
dimanche 18 mai 2008
Impression de déjà vu

Un film de Sean Penn avec Jack Nicholson, je n'ai pas hésité une seconde. The Pledge se veut probablement être un thriller, mais avec Sean Penn, rien n'est linéaire.
Jack Nicholson joue donc un policier, qui au seuil de sa retraite, promettra à la mère d'une fillette assassinée de retrouver le meurtrier. Hanté par sa promesse, Nicholson mettra sa propre vie en péril, et y laissera sa propre santé morale.
Fiction ou réalité? La théorie du personnage interprété par Nicholson laisse le spectateur à sa libre interprétation, ce qui est particulièrement perturbant pour qui aime les films aux contours bien définis. On admire bien évidemment le jeu de Nicholson, toujours d'une extrême justesse et intensité. Mais la réflexion est au-delà de cette réponse.
Les propos de Sean Penn sont toujours très noirs, mais pour moi, ils ne font que refléter la réalité. En revanche le film m'a laissé une impression de déjà-vu ce qui n'est guère bon signe. Un film que l'on oublie n'est généralement pas par définition inoubliable. Je vais mettre donc cela sur le compte de ma mémoire défaillante, ou de mon jeune âge/immaturité lorsque du premier visionnage probable de The Pledge.
mardi 13 mai 2008
Roman ruins in Morocco
Here in France, the month of May is a great one for taking vacations, for at least two weekends, you have the opportunity to treat yourself to an escape from the concerns of work, home and city life.
For the first weekend, our destination of choice was Morocco, specifically Fes. I’ve always wanted to visit this famed city. The name has always made me dream. Ah, but even before reaching Fes, we found ourselves stopping at Volubilis for a little treat.
Volubilis is a small town whose claim to fame is their well preserved Roman ruins. Guidebooks point out that Volubilis was the Roman Empire’s most remote base. Despite its remote location, Romans held sway over two centuries. What remains today are ruins of second and third century after Christ buildings.
Volubilis occupies the ledge of a long high plateau. It is for this reason that there is a wide and panoramic view of the surrounding area. If you reach Volubilis around lunch time, there is a small little café a little past the ticket booth that makes great savory tagines. Its pleasant to sit at the little café calmly contemplating the ruins. And from such vantage, you will see that storks have decided to make their nest on top of the remaining columns.
As with other preserved ruins, a majority of the finds (mostly bronzes) within the site have been transported to the Rabat museum. There is however, enough left for an interesting visit because Volubilis has managed to retain a great majority of its mosaics. And while the colors are showing the effects of constant exposure to the elements, they still retain their capacity to stun. Since they are largely preserved one can get a good idea of what Romans held sacred. One of the nicest is the mosaic called the Orpheus Myth. After admiring the mosaics, we found ourselves in what is called the Decumanus Maximus where the finest mansions and mosaics are located. Wondering around the paths now overgrown with grass, it is remarkable to see how precisely Roman life and commerce was structured. Eons later, their ruins still tell the story.


