dimanche 12 juillet 2009

Société



Qui ne connaît pas Oliviero Toscani, photographe mondialement connu notamment les pubs Benetton qui en ont choqué plus d'un? Dernièrement le photographe était revenu sur le devant de la scène avec sa photographie d'une anorexique dans le cadre d'une campagne de prévention contre la maladie.

Provocateur né, le photographe s'engage pour des causes comme le racisme, la guerre, la lutte contre le SIDA, et l'homosexualité. Il n'est donc pas étonnant qu'il est ait écrit un livre intitulé Gay pride l'histoire.

Si le but de sa provocation est d'amener les mentalités à évoluer, le titre est pourtant (à mon avis) mal trouvé.La Gay Pride est devenue aujourd'hui souvent un show, voire un freak-show, et dont l'histoire intéresse probablement assez peu de monde. En revanche, ce qui est derrière, et ce qui est à l'origine -l'homosexualité, son histoire et son combat- est beaucoup plus intéressante. Ce livre de photographies, accompagnées d'explications, se concentre heureusement sur cette partie.

La construction d'un invidu est fascinante, et l'orientation sexuelle en fait partie. Si les pratiques sexuelles de chacun ne regardent que soi, le livre met en valeur l'implication sociale que la sexualité peut avoir. En explorant l'homosexualité sous différentes facettes (histoire, culture, musique, danse), l'auteur éclaire la lutte que doit mener une frange de la population, juste pour avoir les mêmes droits que la plupart des invidus, obstacles que l'on ne perçoit pas forcément lorsqu'on la chance d'appartenir à la catégorie WASP hétérosexuelle.

Et comme la vie est manifestement fait de liens ténus, on y retrouve avec plaisir des personnages déjà rencontrés auparavant: John Cage, Placebo, Tracy Chapman, Matthew Sheppard, Act Up et Jack Kerouac.

jeudi 9 juillet 2009

Musique bis


Après avoir exploré la musique française des années 60 et 70, je suis allée de l'autre côté de l'Atlantique où une véritable Beatles Mania sévissait à la même période.

Comme le dit si bien l'auteur, Jean-Claude Perrier, les moins de soixante ne peuvent pas avoir connu les Beatles, et pourtant les vénèrent, preuve que le groupe est devenu mythique.

The Beatles, quatre garçons dans le vent, est une véritable bible pour toute information concernant le groupe. De leurs débuts aux parcours solos des artistes après la dissolution du groupe, l'auteur va même jusqu'à relater l'emploi du temps détaillé jour par jour des années de gloire du groupe. Si cette partie est quelque peu indigeste, le reste vaut le coup. Illustré par de superbes photographies, l'auteur maitrise son sujet, et communique sa passion au lecteur.

Si le propre de la musique est qu'elle peut émouvoir sans aucune raison rationnelle, une chanson est d'autant plus intéressante quand on connaît son contexte et son histoire. Cet ouvrage permet de réécouter les oeuvres des Beatles sous un autre angle, sans pour autant perdre en émotion.

samedi 4 juillet 2009

Musique!

Françoise Hardy rimait pour moi avec Tous les garçons et les filles (j'eus préféré que mes parents écoutent des morceaux un peu plus rocks et un peu plus cultes, mais on fait avec), Jacques Dutronc, la Corse et l'astrologie.

Bizarrement dans son autobiographie, la chanson n'est pas évoquée, mais on revanche on parle des trois autres thèmes à foison. Je ne peux pas dire que l'astrologie me passionne, ni que l'histoire d'amour de Françoise et Jacques Dutronc m'intéresse (en revanche je suis partante pour voir la maison de Corse qui doit être superbe), mais l'ouvrage permet une incursion dans le monde musical des années 60 et 70.

Très scolaire, le livre ne vaut d'ailleurs (à mon sens) que pour cela: on y croise les grands noms de l'époque (Berger, Gainsourg, Gall, Périer, et j'y ai découvert que Françoise Hardy ne s'était pas cantonnée à la chanson qui l'a propulsé sur le devant de la scène. Pour celui ou celle qui s'intéresse à la musique, et à cette époque, l'ouvrage est à la fois intéressant et distrayant (et facile à lire). Le désespoir des singes devrait constituer une excellente lecture d'été.

Et en prime, il m'a permis de redécouvrir Nick Drake, donc j'avais déjà entendu parler, mais pour dont je n'avais jamais exploré sa musique. Un petit bijou!



jeudi 2 juillet 2009

Bruges


One of the things that immediately struck me when we arrived in Bruges was how perfectly designed it seems to be for a weekend visit.  It is neatly encased by a moat that follows the contours of the city's medieval fortifications and it has a delightfully compact center.  There's no need for a car as everything of interest is within walking distance and there is enough interesting architecture to keep the eyes busy.
There are two main squares around which you spend most of your time. The Markt and the Burg.  The Markt is dominated by Belgium's most famous belfry which is on the UNESCO World Heritage List.  It was built in the 13th century  when the city was a busy trading capital.  I'm told that there is a wonderful and panoramic view on top, but I have to say that the 366 steps to the top proved to be too much for yours truly.    
Bruges is also home to a large network of canals and waterways that give the city a distinctively romantic air.  It has over 63 bridges spanning its canal system. We succumbed to the lure of tourism and joined one of the numerous boat tours and found to our delight that it was a very good way of seeing the city.  Sitting there on the boat, the sun on your face, and feasting one's eyes on Flemish architecture dating back to the 14th century, leaves one with a peacefully serene feeling.  That alone is well worth the price of your boat trip!

L'arroseur arrosé

L'ouvrage précédent de Frédéric Rouvillois, Histoire de la politesse, ayant eu de très bonnes critiques (littéraires et de bouche-à-oreille), l'Histoire du Snobisme s'annonçait comme un excellent cadeau (avec message pas si subliminal que ça, j'en conviens).

Le destinataire ayant probablement décidé de me retourner la pique, il me le prêta et me conseilla de le lire (que dois-je en conclure?). Mais après tout, étant snob, autant connaître mon histoire.

Malgré son titre rébarbatif, l'ouvrage est fascinant. A la fois chroniques historiques et chroniques sociales, l'auteur dépeint l'histoire du snob à travers les âges. Certes la particule et l'appartenance au Bottin Mondain (ou autres..) reviennent souvent, mais le snobisme est bien plus que ces deux critères, et l'humour parfois corrosif (sans aucun jugement) de l'auteur relèvent avec brio les traits caractéristiques de cette catégorie de gens. Mais comme on est tous snob à sa façon, c'est particulièrement instructif.

J'ai retrouvé dans cet ouvrage avec plaisir John Cage, connu pour son morceau de 4mn33 de silence, ainsi que dans un autre registre, Weill. Qui aurait pu penser que ces quelques souvenirs personnels auraient pu se retrouver dans une histoire du snobisme?

Il ne me reste donc qu'à lire Histoire de la Politesse, qui me procura probablement autant de plaisir à la lecture. Comme quoi tout thème peut être sujet à un livre, reste juste à trouver un auteur doué.

lundi 22 juin 2009

The Opal Coast



Thanks to all the long weekends of May, it became possible to take a few welcome trips out of the city.  To really maximize the long weekend we decided to visit some places that weren’t too far by car from Paris.  I shouldn’t have been surprised to find out that there are a good number of really good destinations.  And I particularly enjoyed discovering parts of France that aren’t our usual first choice when making little trips.  One unforeseen consequence of such trips though is that it leaves little time for updating this blog.  Technical difficulties with my computer and internet added to the frustrating delay.  Finally though, things seem to be coming along hence the start of some long over due posts.

The weekend of the Pentecost, our destination of choice was Bruges.  But our route to Bruges took us along some surprisingly beautiful French countryside that I hadn’t encountered before.

Known as the Cote D’Opale (or the Opal Coast), this particular stretch of the French coast runs for 40 km between Calais and Boulogne sur Mer.  It is called the Cote D’Opale because of the beautiful and constantly changing blue-green colors of the sea and sky.  It is spectacular to drive down this coast and watch the unfolding panorama of cliffs and sand dunes and of course the long stretch of beach. It is along this coast that one can see, on a clear day the white cliffs of Dover.  Cap Gris Nez for example is only 28 km away from Dover.  With such a thought in mind, we paused at Cap Gris Nez in an effort to spot the English coast but alas, try as I might, I could not definitively say that I saw the famed white cliffs.  Nonetheless a white speck in the horizon, unmoving and constant amid the ships around it, seemed to me to be the elusive cliffs.  We took our photo souvenirs and then we were away, headed to our Belgian destination.


Here is my (feeble) attempt to capture the other side



Some folks braving the bracing cold air...

lundi 8 juin 2009


J'avais découvert Delphine de Vigan avec Jours sans faim (encore publié à l'époque sous son pseudonyme), avait été charmé par No et Moi, et avais donc décidé de continuer l'aventure avec Un soir de décembre.

La roue tourne, et c'est une mauvaise pioche. Je suis d'abord biaisée par mes goûts personnels qui m'empêchent souvent de ne pas comprendre et donc de ne pas aimer les histoires d'amour, où un personnage est capable de quitter tout ce qu'il a pu contruire (une famille en autres) pour un amant/amante. Cela dit, La leçon de piano est un superbe film qui m'a beaucoup touché, et L'amant de Lady Chatterley est une excellent classique, pourtant totalement immoral (mais c'est probablement mon côté anti-bourgeois qui me fait préférer l'homme des bois). Donc je me dis que mon esprit n'est pas tout à fait obtus.

Cependant, je n'ai absolument pas accroché à Un soir de décembre (pour dire, j'avais oublié l'histoire entre le moment où j'ai fini le livre, et la rédaction du commentaire! J'ai certes une mémoire de poisson rouge, mais rarement pour les livres).

Un ancien dragueur s'est donc finalement stabilisé, marié, a fait deux enfants, a un bon job, bref ne manque plus que le pavillon de banlieue, la twingo et le chien. Bon, cela reste quand même "hype", parce qu'il est pubilicitaire, et que son premier livre (écrit comme ça, un beau jour... déjà c'est très moyennement crédible, mais passons) est un succès fulgurant. Le principe de la vague étant qu'après avoir surfé dessus on retombre dans le creux. Monsieur n'a donc plus d'inspiration, déprime, et ne retrouve sa verve qu'une fois qu'un ancien amour lui a écrit. L'auteur a voulu -à priori, si l'on en croit le quatrième de couverture- écrire sur le désir et la mémoire-. Le monde ne tourne pas autour de moi, mais je n'ai absolument rien ressenti si ce n'est de l'ennui. Je ne suis probablement pas le bon public, ou je suis encore trop jeune, et ne connais donc pas la crise de la quarantaine. Ou tout simplement, comme dans la vie, j'ai du mal avec les gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent dans la vie, et qui ainsi gâchent un certain nombre de chances que la vie leur a donné.