samedi 20 décembre 2008

Tracy, come back!


Okay, là comme ça, cela ne vous dit rien. Mais avec beaucoup d'imagination, vous devinez Tracy Chapman. Elle était à Paris dans le cadre de sa tournée pour la promotion de son nouvel album, dont la sortie fut assez discrète à son image. L'artiste n'avait pas effectué de tournée solo depuis dix ans, ses fans l'attendaient donc de pied ferme.

Paraissant 30 ans (soit, je suis myope mais quand même), mais née en 64 tout de même, l'artiste a donné une prestation tout en émotion. Au contraire d'une Madonna qui mise tout sur les effets spéciaux, et ses tenues (et oui j'aime bien Madonna), Tracy Chapman a tenu une foule en délire avec une voix exceptionnelle et ses guitares. Deux heures de pur bonheur pour une salle comble.

Le programme musical était particulièrement cohérent, et a pemis de donner un éclairage différent à ses chansons, dont l'artiste a expliqué la genèse de certaines. Assez peu démonstrative, et toute en simplicité, Tracy Chapman n'en est pas moins très charismatique.

Promise, Tracy, we'll be there next time you come!

jeudi 18 décembre 2008

Traître contre martyr



Dans la même veine que "Mon traître" et le film Bloody Sunday






(relatant les émeutes provoquées par les soldats Britanniques lors d'une manifestation pacifique des Irlandais du Nord -à défaut de connaître le film, vous connaissez forcément la chanson de U2-), le film Hunger met en scène la grève de la fin de Bobby Sands, leader de l'IRA.

Le film, qui ressemble davantage à un documentaire par sa forme, requiert d'avoir le coeur bien accroché. Si Bobby Sands est certes le personnage central, y gravitent également autour de lui des membres de l'IRA, certains probablement assez peu préparés à ce qui les attendaient. Les tortures subies et infligées par les Britanniques sont connues, les voir à l'écran permet une nouvelle prise de conscience.

La violence ne donnant pas les résultants escomptés, Bobby Sands la retournera contre lui-même , et se laissera mourir en 66 jours, au terme de souffrances inhumaines.

Le rythme sera peut-être un peu long pour certains mais il permet d'intérioriser le combat et la souffrance de ces individus qui ne demandent qu'une chose, être libre dans leur propre pays. Combat proprement héroïque de mon point de vue, mais je me suis aperçue que certains considéraient l'IRA comme une organisation terrorriste au même titre que l'ETA ou que les indépendantistes corses. Certes la violence est condamnable, mais personne n'a jamais considéré les résistants français bombardant les chemins de fers lors de la seconde guerre mondiale comme des terroristes. La victoire justifie-t-elle à postériori les moyens?

Un film que je recommande chaudement pour une meilleure compréhension du problème irlandais et plus largement pour son interrogation sur la résistance et la violence.

mardi 16 décembre 2008

ça s'en va et ça revient

J'avais déjà lu des romans de Queffelec, mais impossible de me souvenir lesquels. Et à la lecture du Plus heureux des hommes, j'ai compris pourquoi: les oeuvres de cet auteur m'ennuient teriblement, ce qui fait qu'à peine le livre refermé (je suis têtue et vais donc toujours au bout des choses), je l'oublie.

Le dernier n'y fait pas exception. Histoire d'amour sur fond de thriller, ou vice-versa, je me suis désintéressée de ses personnages et de l'intrigue dès les premières pages. Quand en plus le style littéraire est très parlé et décousu, il a fallu que je sois particulièrement en manque de livres pour aller jusqu'au bout.

Cette fois, j'arrête, Yann Queffelec n'est définitivement pas un auteur pour moi.

mardi 9 décembre 2008

Fashion Margiela style

A plain white square with four rough stitches is all that is attached to their clothes. Unremarkable except that it is the chosen mark of Maison Martin Margiela. In this day and age when designers are almost as famous as their clothes, Margiela is the odd man out. One of the original Antwerp 6 who took the fashion world by storm, he has since then become one of the most reclusive designers of our era. He never gives interviews, is even more rarely photographed and emphasizes the collectivity of their efforts, hence the use of the plural “we” in all correspondence and press releases . How do we even know he truly exists? Well, he used to work for Hermes and started in Jean Paul Gaultier. The scarcity of known facts about him, has served to focus attention on his designs. And his designs are not for the faint- hearted, neither are they for those with a more traditional bent in their clothing tastes.

They are almost surreal designs, with a subversive edge. They emphasize construction, or perhaps, more accurately deconstruction. But they almost always have a humorous edge. How can you take seriously a fur coat constructed out of two vintage coats? Or a huge silver pair of Tabi boots that look like they can take you to the moon and back.
To commemorate his more than 20 years in the business, the Mode Museum of Antwerp is running an exhibition of Maison Margin Margiela. The exhibition focuses on the themes and concepts that have dominated his work and features the pieces that best exemplify them. They are worth seeing if only to have an idea of how his or theirs (they do emphasize collectivity after all) mind. And short of actually acquiring a piece or two for yourself, the exhibition is a good way of getting an up close and personal view of the clothes. An impressive part of the exhibition (and one which unfortunately you can’t take photos) is that which features the Artisanal part of the collection. Ostensibly they are jackets or tops but they take on a more bizarre characterization with the use of feathers, leather straps complete with buckles, and chains. Despite the outrageous nature of a number of his pieces, Margiela’s clothes always reflect a mastery of actual clothes making. After all, you can only deconstruct once you know how to construct. And here, Maison Martin Margiela is a master.

Some photos taken from the exhibition..

Trompe l'oeil designs....


Dressing up to the nines Margiela style...

Emphasis on shoulders....

dimanche 7 décembre 2008

Quand la cocaïne mène au crack...



Cocaïne an authorized biography m'avait introduit à l'univers du crack, mais comme j'aime aller jusqu'au bout des choses, je me suis empressée d'acheter Crack de Tristan Jordis, sorti lors de la rentrée littéraire.

Récit de son expérience chez les fumeurs de crack pendant un an, son livre est le pendant du documentaire qu'il n'a jamais pu tourner.

J'étais un public facile à satisfaire, le sujet me fascinant particulièrement, et pourtant je reste du ma fin. Morcellé, le livre ne donne que des aperçus: factuels (je n'en sais pas beaucoup plus qu'avant sur le crack, si ce n'est que c'est quasi addictif dès la première prise, au contraire de la cocaïne) et sociologiques (qui sont les "usagers"?, pourquoi deviennent-ils toxicos?, quels sont les mesures mises en place?). Le fil rouge est le cheminement de l'auteur pour tenter de faire un film qui n'existera jamais, mais le chemin est fort long pour le lecteur. Evidemment, le style est loin d'être littéraire, puisque la plupart du texte est contituée de dialogues avec les toxicos, ce qui ne rend pas la lecture plus plaisante.

Au final, j'en ressors avec l'impression d'une grand superficialité. Certes l'auteur y a laissé du temps, de l'énergie et de l'argent (les toxicos ayant tout aussi bien compris que n'importe qui que rien n'est gratuit), mais cela ne suffit pas pour écrire un livre intéressant. Cela sonne un peu creux, et l'ensemble manquent un peu de recherches, oui si elles ont été faites, d'explications et de données factuelles.



jeudi 4 décembre 2008

De la musique dans les films


Christophe pour moi, ce fut longtemps synonyme d"Aline". Sympa à chanter au coin du feu dans un camp scout, mais pas vraiment une référence musicale en soi.

En 2006, lors en voyant la bande annonce de "Quand j'étais chanteur" (film très touchant d'ailleurs), je reconnais une chanson qui me touche et me poursuit bien après le film (et non ce n'était pas "Quand j'étais chanteur" de Michel Delpech). Il s'agit des "Paradis Perdus" de Christophe.



Par le biais d'articles sur la musique (ok, une nterview de Raphaël, mais ça tape plus de dire que je lis des articles sur la musique), je m'aperçois que Christophe est manifestement un artiste phare de la culture musicale française qui a influencé les générations postérieures.

S'ensuit alors une quête effrénée pour trouver un best of de Christophe (à un prix raisonnable!) dont je réalise alors aussi qu'il est l'auteur des "Mots Bleus".
Deux and après, Alapage m'offre l'occasion de me l'offrir (merci leurs promotions pour relancer l'économie en crise!). Outre ses classiques cités ci-dessus, j'en ai découvert quelques autres comme la Dolce Vita et Ne raccroche pas.

Certains diront que Christophe est ringard et kitsch. Ils n'auront probablement pas tort mais je pense que fondalement la façon dont la musique touche un individu est inexplicable. Certes il y a des critères qui font que certains artistes et certains morceaux sont incontournables, mais comment cela se fait-il que je sois autant touchée par Christophe que par AFI (hard-rock)? Ou que Gainsbourg qui est cultissime m'ennuie profondèment? Aucune réponse à apporter, mais j'assume totalement mes goûts musicaux désormais, tout aussi éclectiques (voire guimauve) qu'ils soient.


mercredi 3 décembre 2008

De la scène théâtrale versaillaise à la superproduction américaine...


Un lundi soir d'automne 2008, j'assiste (liens familiaux obligent) à la lecture d'une pièce inédite d'un auteur français. Michael Lonsdale lit le rôle principal. J'apprends qu'il est un acteur incontournable (soit, mais pour moi, il n'est que le sosie de Soljenitsyne). Ses talents ne me frappent pas particulièrement (la première qualité d'un acteur sur scène n'est-elle pas de se faire entendre ET comprendre?) mais on me dit qu'il a vieilli (pas de chance.. -pour lui ou nous?-).

Quelques semaines passent, et j'oublie sa (non) mémorable performance... jusqu'au visionnage du film Le Nom de la Rose. Couronné de récompenses, on m'avait aussi dit que c'était d'un ennui à mourir. Mon opinion ne tend ni l'un ni vers l'autre. Sean Connery y est exceptionnel, et porte à mon sens le film sur ces épaules. Le reste des personnages est un peu caricatural et grotesque, et pas assez dégrossi à mon goût (hello Quasimodo et Nell!). Cela dit, le film se laisse regarder (et je me reprends un coup de vieux en voyant un Christian Slater adolescent!).

En revanche le plus intéressant (et là où je voulais en venir pour ceux qui ont suivi) est que l'un des acteurs principaux est Michael Lonsdale (irreconnaissable et son personnage n'a pas non plus une place particulièrement intéressante dans l'histoire...). N'étant manifestement pas la seule à avoir fait le lien, il semblerait que la vie d'un artiste, ou en tout cas sa célébrité soit fort courte, et suive des chemins tortueux. Sans offence Michael, mais j'aurais préféré Sean...