dimanche 25 octobre 2009

Typiquement français


Mademoiselle Chambon est de ces films comme les Français savent si bien les faire: une heure et demi où en soi il ne se passe rien, et pourtant où émotionnellement il se passe beaucoup. Pour les non-français, c'est dur à comprendre. Pink Princess m'a d'ailleurs demandé de lui dire comment c'était parce que la bande-annonce donnait l'impression d'un film "weird".

Tiré d'un roman de Eric Holder (qui ne m'avait pas laissé comme auteur plus d'impression que ça, mais dont on m'avait cependant fait les louanges), Mademoiselle Chambon raconte l'histoire d'amour entre un maçon (Vincent Lindon) et l'institutrice de son fils (Sandrine Kiberlain).

Je ne peux pas dire que leur histoire d'amour m'est particulièrement convaincue, puisque les deux personnages ont peu en commun, et que leurs échanges sont assez limités. Mais je suis de toute façon réticente à croire au coup de foudre. En revanche la façon dont leur histoire est filmée, racontée, ressentie est extraordinaire. La composition des deux acteurs est excellente, et Aure Atika seconde leur performance parfaitement. Avec en arrière-pensée l'histoire personnelle de Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon, leur jeu est d'autant plus bouleversant.

Ce n'est pas un film particulièrement gai, donc si vous cherchez une histoire d'amour à la happy end, il vaut mieux chercher du côté de The Proposal . Mais c'est touchant, sensible et subtil, et vaut définitvement le déplacement.

mardi 6 octobre 2009

St. Tropez

Hard as it is to believe now, St. Tropez actually started out as one of those simple fishing villages along the Riviera. It acquired its name from a rather gruesome story. In AD 68 a Roman officer named Tropes was beheaded on Emperor Nero’s orders and was packed into a box with a dog and rooster to eat his remains. Miraculously, his remains washed up ashore completely intact and the villagers subsequently adopted him as their town’s patron saint. It would have remained just a picturesque little fishing town if Providence in the form of Roger Vadim hadn’t intervened. In 1958, Vadim shot the movie And God Created Woman, starring his then wife Brigitte Bardot and the rest as they say is history.

Needless to say there is a ritzy air about St. Tropez and during the height of summer, the town is filled to the rafters with the beautiful folk with their stupendous yachts and prices skyrocket to unimaginable heights. It’s almost ridiculously excessive and shouldn’t be taken too seriously. If you want to avoid the see and be seen crowd, the best time to come is after the season ends and the fancy yachts leave, when it becomes possible to walk around the little town and see its picturesque and less pretentious side. The locals too become much nicer and welcoming. Then it becomes a pleasure to sit and have a café glace at Café Senequier or indulge in the area’s speciality –the Tarte Tropezienne.


A walk along its quiet side streets reveals the St. Tropez that was once a fishing village. High upon the Citadel, you see the magnificent Bay laid out in all its glory. I shouldn’t also forget to mention that every Saturday, Place des Lices is taken over by its weekly market where you find among other things, beautiful cashmere shawls, provencal linens and local specialities. Its so much fun to wander about the stalls and I could easily spend hours there!


The rest of the week, the Place de Lices is a quiet shady place where you see people playing boules...
It turns into a jampacked market every Saturday....

And because we are still along the Riviera, a visit to the beach is part of the fun. We headed off to the Baie de Pampelonne with its 4 km stretch of sandy beach lined with exclusive restaurants and cafes. Easily a day could be spent just lazing about the beach and watching the more adventurous folks play with their jet skies. For me, a tall glass of juice in hand and a nice soft shady sun bed was all it took to complete my day.



Nice


If Corsica is still wild and untamed, Nice, arguably the Queen city of the famed Cote D’Azur is brash, cosmopolitan and worldly. Based on archaeological finds, Nice’s original settlers were Greek seafarers who had debarked from Marseilles. They named the city Nikaia to commemorate a sea victory. The Greeks were rapidly followed by Roman settlers and subsequently by the Italians. The city became definitively French in 1860 when Napoleon signed the Treaty of Turin with the House of Savoy. Isn’t it any wonder that Nice today is home to a diverse and cosmopolitan crowd and continues to welcome visitors from all over the world?

There is much to see and do in this city. But for a limited visit, one of the first things to do is to get a glimpse of the glittering Baie des Anges (Bay of Angels) and I daresay one of the best ways to do this is to climb up the 92 meter high Parc du Chateau which offers an unparalleled glimpse of the coast. Afterwards a stroll along the Promenade des Anglais is de riguer. How else can you admire the splendid Belle Epoque houses the line the waterfront? To add a truly decadent touch to your visit, pop in the Hotel Negresco, that grande dame of Nice’s hotels. It houses priceless art on its walls which, I suppose justify the hotel’s steep steep prices.

Here is the Parc where you can get a great view of the Baie....

Nice has a number of great museums worth visiting, notably the Matisse and Chagall museums but easily my favorite place is Vieux Nice with its twisty warren of streets and their beautiful Mediterranean colored houses. I don’t know what it is, maybe it’s the quality of light falling on such colors that produce such pleasing luminosity to the eye that make it such a pleasure to just wander around without a specific destination in mind. The old town is a veritable labyrinth full of little hidden squares with restaurants and cafes serving all manner of Nicoise delicacies and specialities.


At the heart of the Old Town is the Cours Saleya with its famous Flower market and the Antique market that places every Monday. Here you can pick up all manner of collectibles, from linens to bric-a-brac to pieces of furniture. Both the sellers and visitors come from all over and there is a melange of different languages in the market. Its great way to plunge into Nice and its myriad charms!

The Cours Saleya at night....
This reminds me of the Christmas lanterns we have back in the Philippines...


Nice's antique market at the Cours Saleya...


lundi 5 octobre 2009

Dynamiques de groupe


Les dynamiques de groupe sont extrêmement fascinantes. "L'enfer c'est les autres", c'est bien connu (et totalement avéré). Voilà pourquoi je me retrouve à passer mes soirées à regarder Lost (mieux que Loft Story quand même), et voilà pourquoi j'évite les vacances en groupes.

A propos d'Elly était donc fait pour moi. Un groupe d'amis accueille une "intrus" lors d'un week-end balnéaire. La disparition de ce nouvel élément pertubera leur équilibre. L'intrigue est finalement assez simple, tout comme le cadre (plus rustique que la maison, je n'ai pas encore vu).

Très bien filmé, très bien joué, le film recèle en plus un charme supplémentaire de par ses origines iraniennes. Certes un film est un film, donc la réalité doit être bien différente, mais A propos d'Elly permet de voir un aperçu de la culture irannienne (au moins pour une ignare comme moi).

Ce n'est pas un film facile, mais c'est un film plein de sensibilité. Il est dommage que la fin soit si vite traitée, cela donne à penser que le scénariste ne savait pas comment clôturer son intrigue.

jeudi 1 octobre 2009

Redemption


François Cluzet en tête d'affiche, c'est très alléchant. Ajoutez une histoire d'addiction, de rédemption et Mélanie Thierry, et le tour est joué.

Tiré du roman autobiographique d'Hervé Chabalier, actuel directeur de l'agence Capa et ancien reporter au Nouvel Obversateur, Le Dernier pour la route raconte son chemin pour se sortir de l'alcoolisme.

Le film ne semble pas avoir pour vocation de tire des larmes au spectateur, mais juste de le mettre face aux choix et aux chemins que la vie nous oblige à prendre et à suivre. On évite donc le sentimentalisme, ce qui ne veut pas dire que le film ne nous prend pas aux tripes. Ce n'est donc pas un film de divertissement, mais François Cluzet y brille (à mon humble avis) bien plus que dans Ne le dis à personne.

mercredi 30 septembre 2009

Tarantino au top de sa forme


Quoi de mieux qu'un Tarantino pour combattre la morosité de la rentrée? Epoustouflée par Kill Bill (j'avais fini la séance du premier volume que je courais faire la queue pour le second, enchaînant ainsi trois heures de Tarantino), je n'ai pas pourtant pas vu ses derniers films, le film d'horreur n'étant pas mon genre de prédilection.

Mais un film sur la dernière guerre mondiale, avec en tête d'affiche Brad Pitt et Mélanie Laurent, je me suis laissée tentée, et bien m'en prit. Tarantino étant manifestement enthousiasmé par ce qu'il fait, le film dure 2h33mn, mais un épisode de certaines séries (au hasard Plus Belle la Vie) ou certains films (au hasard Pierrot le Fou) m'ont paru durer une éternité alors que je n'ai pas vu le temps passer devant Inglorious Basterds.

Tarantino est au mieux de sa forme, et cela donne un excellent film, mais cela reste un Tarantino. Cela veut dire qu'il y a de la violence (mais très modérée pour un Tarantino), un esprit totalement décalé qu'il faut aimer (mais l'humour au sixième degré, cela me connaît), et enfin, il faut pouvoir plaisanter sur cette période. On se souvient de la polémique qu'avait engendré La vie est Belle de Benigni...

Pour peu que vous correspondiez à ces critères, vous allez passer 2h30 de pur bonheur. Si Brad Pitt est un bon acteur, ses performances semblent être plus ou moins bonnes selon les metteurs en scène, et Tarantino semble avoir su révéler une de ses meilleures performances. Qui eut cru que Brad puisse être aussi drôle? Face à lui, Christoph Waltz semble également s'en donner à coeur joie, et mérite amplement sa récompense cannoise. Je pourrais continuer des heures durant tant le casting est excellent (et/ou excellement dirigé), et l'écriture du scénario savoureuse.

En résumé, la cuvée Tarantino 2009 st excellente, et vous auriez tort de vous en priver!

samedi 26 septembre 2009

Américain pur jus


Mon entourage en ayant probablement marre de m'entendre dire que je voulais gagner au loto, il m'a conseillé (très fortement) The Secret, de Rondha Byrne. Apparemment ce livre vous apporte la solution à tous vos problèmes.

J'ai toujours été fascinée par les rayonnages de self-help books dans les librairies américaines. Vous êtes nain mais voulez devenir mannequin? Aucun souci, il y a un livre. Vous voulez devenir millionnaire? Pas de problème non plus. Quelle que soit la question, il y a la réponse.

Rhonda Byrne a eu l'idée (business wise) géniale de tout rassembler en un mot (et un concept). Au lieu d'acheter un livre qui ne traite qu'un thème, vous achetez son livre, qui répond à toutes ses questions.

200 pages pour que l'auteur nous dise que pour avoir ce qu'on veut, il faut 1) le vouloir vraiment et 2) consacrer son énergie à ce but, c'est une honte. Tout être censé sait qu'on a rien sans rien et que la volonté, l'effort et une pensée positive sont les clés pour atteindre les buts voulus.

Mais le pompon, outre les nombreux témoignages bidons qui sont censés vous démontrer la théorie mais qui sont complétement creux, est que l'auteur vous explique que vous pouvez avoir tout ce que vous voulez à condition de le désirer vraiment. Si mes souvenirs de fac sont bons, on m'a toujours dit que les objectifs fixés devaient être atteignables, mais manifestement l'univers nous donne ce qu'on veut. Personnellement cela fait 20 ans que je veux vraiment gagner au loto, et ressembler à Gisele (ou Kate, je ne suis pas exigeante), et j'aurais beau faire tous les efforts possibles, j'ai assez peu de chance que cela arrive (même en me camant).

Cependant si le livre est un tant soi peu fascinant, c'est qu'il reflète parfaitement la philosophie américaine: tout est possible à condition de s'en donner les moyens. Et l'autre philosophie: tout est bon pour gagner de l'argent: même écrire un best-seller 200 pages uniquement basé sur du vent.

Mais franchement avec mes 18 euros, j'aurais mieux fait de m'acheter des tickets de loto, j'aurais eu plus de chance de me rapprocher de mon but.